La chataigne
Un nouvel élan pour la Châtaigneraie Ardéchoise
Elle représente aujourd’hui 50 % de la production française.
Dans les autres départements, la survie de cette culture n’en est pas moins menacée, au contraire. L’Ardèche, qui n’était que le 4ème département producteur, va gagner sa première place dans les années 50, l’abandon de la châtaigneraie étant encore plus marqué ailleurs.
Si la production ardéchoise a été divisée par 8 en 150 ans, le volume récolté dans toute la France a été divisée par 50 passant de plus de 500 000 tonnes à 10 000, la part de l’Ardèche évoluant de 8 à 50% !
La présence de plusieurs industries de transformation dans le département n’est pas étrangère à cette situation, tout comme la géographie accidentée, moins propice au remplacement des châtaigneraies par d’autres cultures. Il faut enfin citer la pugnacité dont font preuve les castanéiculteurs pour la sauvegarde de leur métier.
Ainsi, le paysage ardéchois est encore fortement marqué par la présence de nombreux châtaigniers, même si seulement 30% sont exploités.
En 1965, Le Dauphiné Libéré, sous la plume de J. Texier tire la sonnette d’alarme : « Alors qu’en 1930 la châtaigneraie ardéchoise produisait 35 000 tonnes, elle n’assure en 1963 que 14 000 tonnes. A cette cadence, on peut penser que la châtaigneraie aura pratiquement disparu en 1985. »
Ce journaliste appelait de ses vœux la mobilisation de la filière toute entière, pour travailler sur la qualité et la communication pour éviter cette fin tragique !
Ce mauvais présage ne s’est heureusement pas confirmé et la châtaigne semble prête à trouver un nouvel élan.
Certes, le renouvellement des générations est loin d’être assuré dans les zones rurales et de nombreuses exploitations vont encore disparaître. Mais ceux qui s’installent aujourd’hui mécanisent la récolte, en ayant notamment recours aux filets, améliorant ainsi la productivité.
L’érosion des volumes a été enrayée, les quantités récoltées se sont stabilisées autour de 5000 tonnes, ce qui est déjà un premier résultat.
La châtaigne est une des premières cultures fruitières du département prouvant sa résistance à traverser les âges.
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Depuis le 30 juin 2006, la Châtaigne d’Ardèche bénéficie d’une
Appellation d’Origine Contrôlée par l’INAO.
Ce label garantit un fruit sain,
provenant de variétés traditionnelles ardéchoises, récolté et trié avec
soin et issu du savoir-faire des castanéiculteurs ardéchois.
Des cahiers des charges stricts garantissent une qualité sanitaire
optimale et une qualité gustative inégalée.
Elle offre, en outre,
la garantie d’une traçabilité sans faille dont découle la certification
de l’origine du fruit, issu de vergers identifiés au sein du terroir ardéchois.
www.chataigne-ardeche.com

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